Axe 2 : Interactions culturelles

Un état des lieux de la recherche sur les non-publics de la culture

Tout non-public est un public potentiel. Du point de vue des producteurs de l’offre culturelle, le non-public demeure un « public non pratiquant », « empêché » ou « écarté » d’une offre qui devrait s’adresser à tous. Ainsi, dans l’optique d’un élargissement de la fréquentation, il fera l’objet d’une campagne de séduction passant à la fois par la communication, l’adaptation des contenus et des lieux, l’arrimage à la culture populaire, mais aussi l’éducation et, plus spécialement, une médiation qui viendra combler un déficit de compétences censé empêcher le développement d’un goût pour la culture et l’accès de certains individus au statut de public de la culture. Inscrite au cœur même de la logique managériale des institutions, la volonté de rejoindre le plus grand nombre produit donc d’elle-même l’emploi d’une notion comme celle de non-public, dans la mesure où elle délimite le champ d’action des diffuseurs et des médiateurs, de même qu’elle circonscrit la cible de politiques culturelles participant d’un effort de dénomination reposant toujours sur le postulat que le manque ou la privation de culture serait une injustice.

Cet ouvrage présente le fruit d’une recherche empirique auprès de six organismes culturels en Mauricie : le Comité de protection des œuvres d’Ozias Leduc, le Musée québécois de culture populaire, le Salon du livre de Trois-Rivières, la Maison de la Culture de Trois-Rivières, Ciné-campus Trois-Rivières et le FestiVoix de Trois-Rivières. Il s’adresse avant tout aux responsables d’équipements culturels, aux chercheurs et aux étudiants.

En 2012, le directeur de Culture Mauricie, Éric Lord, ainsi que Marie-Claude Lapointe et Jason Luckerhoff, professeurs à l’Université du Québec à Trois-Rivières, ont convenu qu’il serait intéressant d’étudier les non-publics d’une même région face à des propositions culturelles différentes. Culture Mauricie a donc fait appel aux institutions culturelles de la Mauricie pour participer à un projet de recherche partenarial.

Marie-Claude Lapointe et Jason Luckerhoff ont accordé leur confiance à un étudiant qui allait commencer son parcours doctoral. Olivier Champagne-Poirier allait mener à bien le projet de recherche commanditée sous leur direction tout en rédigeant une thèse de doctorat à partir des mêmes données sous la supervision de Jason Luckerhoff. Finalement, il a déposé une thèse dans laquelle il a inséré six chapitres. Il s’agit des chapitres qui composent le présent ouvrage. Chaque chapitre a été co-rédigé avec un spécialiste du champ.

Olivier Champagne-Poirier a obtenu la mention « exceptionnel » décernée aux 2 % les meilleurs pour cette thèse dans le cadre de laquelle 466 participants ont été rencontrés. Les directeurs du projet désirent aussi remercier les étudiants inscrits aux cours donnés par Jason Luckerhoff pour leur participation à ce projet (PCO1022 Communication et culture, automne 2014, automne 2015 et automne 2016) qui ont animé des entretiens et qui ont contribué à l’analyse des données. Nos remerciements également à Cindy Fex et Marie-Andrée Gauthier, qui ont animé les entretiens des deux premières institutions à l’étude.

Source du texte : https://oraprdnt.uqtr.uquebec.ca/pls/public/gscw031?owa_no_site=654



Chercheurs principaux

Cochercheurs

  • Jason Luckerhoff

Financement

  • Connexion Savoir (CRSH) - de 2020 à 2021