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Table ronde
Université du Québec à Montréal

Table ronde « Étudier la chanson et la musique populaire : Quelles approches pour la recherche ? Quelles approches pour l'enseignement ? »

La table ronde  « Étudier la chanson et la musique populaire : Quelles approches pour la recherche ? Quelles approches pour l’enseignement ? » débutera à 13h, avec une conférence inaugurale de Cécile Prévost-Thomas (Maître de Conférences en Musicologie et Sociologie de la Musique au département de Médiation Culturelle de l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3) intitulée : « À l’université, connaît-on enfin la chanson ? ».
Elle se poursuivra, à 14 h, avec les présentations et échanges de Line Grenier, Dominique Garand,  Danick Trottier, Chantal Savoie, Sandria P. Bouliane et Cécile Prévost-Thomas.
Résumé : En 1965, Edgar Morin publiait dans la revue Communications un des premiers articles scientifiques consacré à l’étude de la chanson intitulé : « On ne connaît pas la chanson ». Ces cinquante dernières années, principalement en Europe (Allemagne, Autriche, France, Italie) en Amérique du Nord (Québec) et du Sud (Chili), plusieurs générations d’universitaires littéraires, historiens, musicologues, sociologues se sont intéressés de près à cet objet appréhendé à la fois comme genre artistique et pratique culturelle.
Dès les années 1980 (Brunschwig, Calvet, Giroux, Klein, Mathis-Moser), puis 1990 (Chamberland, Grenier, Hirschi, Jacono, Oberhuber, Prévost-Thomas, Spiropoulou-Leclanche) et surtout à partir des années 2000 (Abbrugiati, Bellemare, Bizzoni, Bouliane, Cecchetto, Chabot-Canet, Deniot, Doyon, Dutheil-Pessin, July, Lacasse, Lebrun, Pistone, Pruvost, Rudent, Savoie, etc.), les chercheurs (jeunes ou confirmés) et enseignants-chercheurs sont devenus de plus en plus nombreux à dédier leurs enseignements et leurs recherches à la chanson. Mais il faudra attendre l’année 2015 pour qu’en France, une dizaine de titulaires enseignent la chanson à l’université et soient reconnus dans le milieu de la recherche et au sein de leurs différentes disciplines (littérature, langues, musicologie, sociologie). Parallèlement, un groupe de recherche international « Chanson – Les Ondes du monde », un séminaire régulier à la Sorbonne « Penser la Chanson » et de nouvelles collections dédiées à la chanson dans le milieu de l’édition universitaire sont autant d’indicateurs qui nous permettent de répondre ou du moins de poser la question suivante : « À l’université, connaît-on enfin la chanson ? »
Sociologue et musicologue de formation, docteure en sociologie, Cécile Prévost-Thomas est Maître de Conférences en Musicologie et Sociologie de la Musique au département de Médiation Culturelle de l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3.
Chercheure au CERLIS (Centre de Recherche sur les Liens Sociaux) et au DPMQ (Développement des Publics de la Musique au Québec) – OICRM – Université de Montréal elle consacre ses recherches sur l’analyse des pratiques et représentations liées à la chanson contemporaine dans l’espace francophone, et d’autre part sur l’observation des dispositifs de médiation musicale développés au cours des années 2010 par plusieurs institutions (Orchestre Français des Jeunes, Les Talens Lyriques, Philharmonie de Paris, Hall de la Chanson) en direction de différents publics (jeunes musiciens, scolaires, milieux sociaux défavorisés, etc.). Elle a co-organisé le colloque international « Les mondes de la médiation culturelle » dont les actes paraîtront début 2016. Elle a publié, avec Lise Bizzoni, La chanson francophone engagée (Triptyque, 2008). En 2016 paraîtra son ouvrage Sociologie de la Chanson (Repères, La Découverte). Enfin, elle prépare son HDR (Habilitation à Diriger des Recherches) autour des enjeux de la médiation de la musique.         
Elle est également rédactrice en chef de la revue Sociologie de l’Art.
La table ronde se tiendra à l’UQAM, Pavillon de Musique (1440, rue Saint-Denis), salle Jacques-Hétu (F-3080).